Vaccination anti-Covid : "Le tout à l'ego n'est pas une liberté"

Interview du Pr André Grimaldi, professeur émérite de diabétologie, Hôpital de la Pitié-Salpétrière (Paris)


Chapitres


L’obligation vaccinale des soignants, contre la Covid, fait débat. Alors que la perspective d’une loi fait son chemin au sein du gouvernement, les représentants des Ordres et des fédérations de soignants se sont engagés à soutenir son vote. De même, aux côtés du Conseil d’orientation de la stratégie vaccinale, le Conseil scientifique s’y est déclaré favorable. Dans ce contexte, nous avons rencontré le Professeur André Grimaldi, professeur émérite de diabétologie au CHU de la Pitié Salpetrière, signataire d’une tribune réunissant 96 professionnels de santé appelant à rendre obligatoire la vaccination des soignants, afin qu’il nous partage ses positions.

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Vos réactions (17)

  • Interessant côté pile

    Le 10 juillet 2021

    Le professeur Grimaldi n’aborde le sujet que du point de vue des benefices et pas des risques.
    Quand il dit que la securite sociale c’est la solidarite pourquoi devrait on soigner les obeses diabetiques ou les fumeurs qui ont manifestement fait un choix personnel qui creuse le deficit? Je dis cela pour moderer le propos sur l’ego qui ne concerne pas seulement l’attitude vis à vis du covid mais aussi vis à vis des autres pathologies dites sociétales.

    On peut être charmé par son aura de médecins bienveillant, je peux comprendre l'infirmière qu'il a convaincu de se faire vacciner, difficile de se s'opposer à un professeur.

    X Geneste

  • Nous avons maintenant assez de recul

    Le 10 juillet 2021

    Que cela fait du bien d’entendre des propos de bon sens !
    Il est désormais évident que seule la vaccination de masse nous permettra de résister au Covid et ses variants en vivant avec.
    Nous avons maintenant assez de recul pour savoir que les vaccins sont bien supportés et que le bénéfice risqué est largement en leur faveur et tous les consœurs et confrères (dont je suis) qui vaccinent en sont persuadés.
    Merci à Irène Frachon d’avoir (enfin) parlé de manière claire, elle ne peut pas être accusée d’être à la « botte » du pouvoir ou de l’industrie.
    A quand la mise de côté de l’ego des confrères de l’HIU qui par un travail constant de sape sur leur chaîne YouTube distillent le doute permanent sur la stratégie de lutte contre la Covid. Je n’ai pas l’impression qu’ils aient fait mieux que l’ensemble des équipes soignantes qui luttent contre ce fléau.

    Dr Yvon Balavoine

  • Vaccins anti-Covid, obligation(?) et transparence

    Le 10 juillet 2021

    Cher JIM et chers professeur.e.s,

    Les autorités de santé et politiques de la France voudraient rendre obligatoire la vaccination anti-cov2 sur la base de données dites scientifiques. Or la tranparence des données viro-immunologiques est loin d'être au RDV. Voici une liste non exhaustive des questions que l'on est en droit de se poser car au delà des croyances, il nous faut des faits certifiés.
    #1. L'injection de 0.5 ml d'une solution est assimilée à une vaccination, mais on ne connait pas sa composition.
    #2 Parmi les personnes ayant reçu cette injection, combien ont acquis une immunité de type B (anticorps) et de type T (réponse cellulaire)? En examinant la littérature scientifique sur ce sujet, c'est très difficile d'avoir une réponse sure.
    #3. Quand les personnes ont effectivement eu une réponse immune protectrice, est-ce une réponse qui atténue la réplication lors d'une nouvelles infection (exemple variant D dont on parle beaucoup) ou qui l'empêche totalement. Mes connaissances en viro-immunologie m'indique que l'on peut tabler sur une atténuation de la réplication du virus.
    Donc on peut s'attendre à une circulation continue du virus, mais à une réduction des effets pathologiques dans le cas du COV2.
    #4 les vaccins ARN et ADN codent la protéine S de la spicule virale.
    Or cette protéine se fixe aux cellules endothéliales et modifie leur fonction au niveau de la paroi des vaisseaux, fragilisant la barrière hémato-méningée; IL y a donc un risque à ce niveau, mais est-ce très rare, rare ..? on ne le sait pas.
    #5 Les produits vaccinaux Pfizer, Moderna contiennent de l'ARN synthétique avec des nucléotides modifiés pour le stabiliser.
    Une fois l'injection faite connait-on la distribution de cet ARN au delà du site d'injection, coeur, cerveau, foie etc.?..Sachant qu'un tel ARN est reconnu comme substance étrangère, il devrait induire une réponse anti-ARN, qu'en est-il? on ne le sait pas? Or c'est une donnée fondamentale en immunologie.
    #5 Il est quasiment impossible d'avoir un rapport détaillé sur les essais de phase 3 de ces 'candidats' vaccins; Ont ils été menés selon les Bonnes Pratiques de Laboratoire (GLP en anglais)?
    Pour ma part j'ai toujours plaidé pour la transparence de la recherche, et un accès le plus large possible aux publications ayant au préalable été examinées et validées par un comité de lecture. Concernant les vaccins anti-Cov2, je souhaite vivement que cette transparence soit réelle, mais on en est loin aujourd'hui!

    JLDX, Prof émérite

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