Les jeunes Français toujours champions d’Europe du cannabis !

Paris, le vendredi 7 juin 2019 – L’Observatoire européen des drogues et des toxicomanies publie un rapport dédié à la prévalence des conduites addictives dans les pays de l’Union européenne. 

Quelques 96 millions d’adultes européens, soit 29 % des personnes âgées de 15 à 64 ans, auraient déjà consommé des drogues (hors tabac et alcool) au cours de leur vie et la substance la plus expérimentée demeure le cannabis (55,4 millions d’hommes et 36,1 millions de femmes).  Des estimations plus faibles sont rapportées pour l’usage au cours de la vie de cocaïne (12,4 millions d’hommes et 5,7 millions de femmes), de MDMA/ecstasy (9,3 millions d’hommes et 4,6 millions de femmes) et d’amphétamines (8,3 millions d’hommes et 4,1 millions de femmes).

« Les niveaux d’usage de cannabis au cours de la vie diffèrent considérablement d’un pays à l’autre » notent les auteurs, de 4 % à Malte à 45 % en France, qui reste la championne toute catégorie concernant la consommation de ce produit.

Ainsi, notamment, chez les jeunes adultes, les taux de prévalence au cours de l’année écoulée varient entre 3,5 % en Hongrie et 21,8 % en France. Parmi ces consommateurs, le ratio est de deux jeunes hommes pour une jeune femme.

En outre, les enquêtes en population générale permettent d’estimer à environ 1 % de la population adulte la part de consommateur quotidien de cannabis.

X.B.

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Vos réactions (4)

  • Pas clair du tout

    Le 07 juin 2019

    Article peu clair avec un titre spectaculaire non adapté. En effet si je lis bien la drogue la plus expérimentée par les français est le cannabis. Ont ils expérimenté une fois, plusieurs fois ? L'article ne le dit pas. « Les niveaux d’usage de cannabis au cours de la vie diffèrent considérablement d’un pays à l’autre » notent les auteurs, de 4 % à Malte à 45 % en France .... c'est à dire que quelle consommation parle-t-on ? "Ainsi, notamment, chez les jeunes adultes, les taux de prévalence au cours de l’année écoulée varient entre 3,5 % en Hongrie et 21,8 % en France" ce qui signifie prévalence d'une consommation dans l'année. Mais comparer la Hongrie et la France n'est pas significatif. Il faudrait comparer des pays plus proche au mode de vie similaire comme l'Angleterre, l'Allemagne et l'Espagne, ce serait plus juste. Pour autant il est vrai que le problème de consommation du cannabis en France révèle que la politique menée, essentiellement répressive est totalement inefficace et ce depuis de nombreuses années, ce qui devrait faire réfléchir nos politiques en s'inspirant de ce qui se fait ailleurs avec de bien meilleurs résultats. Quoiqu'il en soit cet article n'apporte rien à la réflexion et est totalement inutile tel quel.

    Dr Pierre-André Coulon

  • Le cannabis en France

    Le 08 juin 2019

    Ne soyons surtout pas surpris par nos records français en matière de consommation de cannabis quand tout est fait pour les atteindre. L'Observatoire européen des drogues et toxicomanies (OEDT) a décerné un carton rouge à la France pour ses carences en matière de pédagogie sur cette drogue. Qu'a fait l'éducation nationale pour y répondre? ... Des expérimentations.
    La prévention médiatique? Nenni! Elle n'a de cesse de laisser accroire, i.e. espérer, que la légalisation de cette drogue est non seulement inéluctable mais pour bientôt. Elle mélange joyeusement avec le cannabis "récréatif" (même si souvent la récréation se termine mal) des effets thérapeutiques qui, pour la plupart de ceux invoqués, restent à démontrer, et pour ceux qui semblent être démontrés le rapport des bénéfices (modestes) sur les risques (nombreux et parfois graves) est foncièrement défavorables.
    Ces médias se refusent à faire connaître des informations capitales sur les dangers physiques et psychiques du cannabis pour ses consommateurs, et en particuliers ses effets épigénétiques. En deux mots les sujets en âge de procréer, qui exposent leurs gamètes au THC, transmettent à leur descendance, par un mécanisme épigénétique, une sous expression des récepteurs dopaminergiques D2 dans leur noyau accumbens (structure où la stimulation de ces récepteurs est à l'origine de la sensation du plaisir). A l'adolescence, pour pallier cette raréfaction des récepteurs D2, donnant lieu à des manifestations proches de la dépression, ces héritiers malchanceux recourront avec enthousiasme aux drogues, à n'importe quelle drogue (puisque leur commun mécanisme d'action est d'accroitre la concentration synaptique de dopamine au niveau des terminaisons des neurones dopaminergiques méso-accumbiques). Le consommateur de cannabis non seulement s'intoxique mais transmet à sa progéniture une propension redoublée à s'adonner aux drogues et toxicomanies.
    Pour que ce soit connu, ne faudrait-il pas que ce soit expliqué et très largement diffusé (en avez vous déjà entendu parler?) ; pas maintenant, cela pourrait, bien pire que retarder, empêcher la légalisation de cette drogue que les consommateurs appellent de leurs vœux, et que des lobbies attendent impatiemment, pour avoir enfin un retour juteux sur leurs investissements déjà considérables.
    Le monde médical doit se mobiliser en tout premier rang pour empêcher cela; cette légalisation serait à la fois une faute et un crime.
    Pr. Jean Costentin
    "Le désastre des toxicomanies en France" Ed. Docis 2018
    Président du Centre national de prévention, d'études et de recherches sur les toxicomanies (CNPERT)

  • Quelle action des pouvoirs publics?

    Le 08 juin 2019

    Quelle est l'action des pouvoirs publics sur
    - les toxicomanies
    - le tabagisme
    - l' alcoolisme
    - la délinquance en générale.
    A l'école, au lycée,dans les familles,dans nos chères associations, dans les masses médias?
    C'est pour cela que nous sommes champions d'Europe
    La France est un pays formidable !

    Dr Jackie Durand

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