« Il incarnait le sens de l’effort, le partage et l’amitié. » Henri-Louis Dupré un médecin parti trop tôt

Le trail du mammouth se déroulera le 2 octobre 2022 à Toulon. Pourquoi le mammouth ? En l’honneur de Henri-Louis Dupré, surnommé le mammouth, médecin militaire, grand sportif, passionné d’aventure, de voile, d’alpinisme et de sport en tout genre est décédé à 34 ans d’un cancer. Sa femme, sa famille et ses amis ont créés l’association Henri-Louis Dupré en sa mémoire. Interview de Sylvain Vico, l’un de ses amis.

What’s up doc : Pourquoi cette course et en quoi consiste-t-elle ? 

Sylvain Vico : C’est l’histoire de mon meilleur ami, Henri-Louis Dupré avec qui j’ai fait toutes mes études de médecine. Avec lequel je travaillais à l’hôpital Sainte-Anne (Toulon). Il a déclaré un cancer de l’estomac foudroyant en janvier 2021. En février 2021, sa femme accouchait, le 5 juin, il est décédé, 6 mois après le diagnostic du cancer. En sa mémoire et pour sa femme et sa fille, nous avons créé l’association Henri-Louis Dupré. Cette association a pour but dans un premier temps d’organiser une course et de récolter des fonds notamment pour la ligue contre le cancer. Cette course se déroule à Toulon sur le trajet qu’il affectionnait particulièrement, de l’Hôpital des Armées Sainte Anne avec l’ascension du mont Faron. En son honneur et sa mémoire, nous avons souhaité faire vivre cette course à tous les participant qui le souhaite. Par la suite nous souhaitons apporter du soutien aux familles qui perde un proche précocement.

Pouvez-vous nous en dire un peu plus sur lui ?

S V : Il avait 34 ans, il était médecin militaire, de spécialité anesthésiste-réanimation. Nous avons fait l’école de service de santé des armés et nous sommes venus travailler à Toulon. Il a fait le Tchad et Djibouti. Escalade, ski, randonné, parapente, alpinisme, voile, il grimpait, skiait, volait, courait, marchait et naviguait. C’était un sportif passionné, passionnant et accompli, heureux en haut d’un sommet ou sur les mers. C’était un homme jovial, bon vivant d’une grande générosité. Il adorait les voyages à l’étranger, partir à l’aventure. À tel point qu’il emmenait partout sur lui un sac à dos avec une barre énergétique et une couverture de survie, même si il allait à un mariage. Il avait le sens de l’effort, il aimait la liberté. Toujours de bonne humeur, il affectionnait la bonne camaraderie. Tout le monde l’appréciait. C’était quelqu’un qui aimait partager ses passions avec les gens qui l’aimait. A la fin alors qu’il avait perdu 20 kg, il avait emmené sa fille faire de l’escalade et du bateau, il voulait lui faire vivre toute ses passions avant de s’en aller. Après sa dernière chimio,  il a fait un vol en parapente.






Quelles valeurs incarnait-il que voudriez transmettre ?

S V : Il incarnait le sens de l’effort, le partage et l’amitié.

Quel a été la répercussion de son décès au sein du service de santé des armées ?

S V : La gravité du cancer aussi jeune a choqué tout le monde.  C’était quelqu’un d’extrêmement apprécié de tous. Je n’ai jamais entendu personne dire du mal de lui. Il croquait la vie à pleines dents. Nous apprécions tous travailler avec lui. Tout était facile et dans la bonne humeur avec lui donc ça a laissé un grand vide.

Quels sont les projets futurs de l'association ?

S V : Nous souhaitons organiser cet événement sportif tous les ans, l’étoffer dans les parcours et dans les catégories. Pourquoi pas  créer d’autres évènements sportifs. L’idée étant d’étendre les champs de situation à des soutiens de famille de décès précoce et de faire du soutien à des malades pour la ligue nationale contre le cancer.

Cet article est republié à partir du site What’s up Doc. Découvrez What’s up Doc

Albane Cousin

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