Assistants médicaux : la CNAM lâche un peu de lest

Paris, le vendredi 12 avril 2019 – Lors de la dernière séance de négociations sur les assistants médicaux, les syndicats de médecins ont obtenu une petite avancée.

D’un assistant médical pour trois médecins à un pour deux médecins

Ainsi, dans son nouveau projet, la Caisse nationale d’assurance maladie (CNAM) renonce à imposer un ratio d'un assistant médical pour trois médecins. Il sera donc désormais possible à deux médecins de bénéficier des aides liées à l’embauche d’un assistant médical.

S'ils sont trois médecins pour un assistant, les objectifs d'augmentation de la patientèle seront les suivants : +20 % de 610 à 850 patients "médecin traitant" ou une file active de 1 190 à 1 490 (ci-après, première tranche); +15 % de 850 à 1 080 patients MT ou une file active de 1 490 à 1 820 (ci-après deuxième tranche) ; +7,5 % de 1 080 à 1 470 patients MT ou une file active de 1 820 à 2 450 patients (ci-après troisième tranche) ; au-dessus de ces seuils, les praticiens concernés seront tenus de maintenir leur activité.

Pour que deux médecins puissent bénéficier des subsides prévus pour l’emploi d’un assistant, ils devront obtenir des résultats encore supérieurs à ceux précédemment cités : +25 % pour la première tranche, +20 % pour la deuxième, +12,5 % pour la troisième. Dans le cadre d’un assistant pour deux médecins, une dernière tranche est ajoutée : si le nombre de patients médecin traitant est situé entre 1 480 à 1 690 (ou plus de 2 450 en file active), l'objectif d'augmentation est de 5 %. Au-delà, les médecins se devront de maintenir leur activité.

Ces exigences supplémentaires réduiront inévitablement le nombre de praticiens éligibles. 

Un médecin dont la patientèle se situerait en deçà du seuil minimal de patients, mais avec un fort nombre de patients enfants (dont il est le médecin traitant) pourra également bénéficier de l’aide a encore concédé la CNAM.

Soulignons également que ces médecins devront exercer aux tarifs opposables ou être en option de pratique tarifaire maîtrisée (OPTAM) et s'inscrire dans une « démarche d'exercice coordonné » et devront même être regroupés, exception faite des zones sous dense.

Le financement, dégressif mais pérenne, n'a quant à lui pas évolué depuis les dernières discussions.

Xavier Bataille

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