La crise sanitaire a aussi révélé les failles de la collecte des données

Paris, le lundi 20 avril 2020 – La capacité à produire quotidiennement des données actualisées sur l’épidémie de covid-19 est devenu un enjeu important pour les professionnels et le grand public, comme en témoignent les conférences de presse tenues tous les soirs par Jérôme Salomon qui apparaissent comme un gage de transparence.

Or, ici aussi, les administrations sanitaires françaises ne semblaient pas prêtes à répondre à la crise mais ont manifesté une certaine réactivité. Pour s’en convaincre, il suffit de se rappeler le temps qu’il aura fallu pour disposer de premières données non hospitalières, dans les EHPAD notamment. Dans ce contexte « les autorités ont effectué un bond en avant numérique » estime le journal Le Monde, qui rappelle que « Santé publique France (…) n’a créé son compte sur le portail de données publiques data.gouv.fr que le 18 mars, au lendemain du premier jour de confinement ». Depuis, elle publie chaque jour ses statistiques actualisées, avec l’appui d’Etalab, département de la direction interministérielle du numérique.

Dans la même optique, depuis le 27 mars, l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) publie chaque semaine, contre chaque mois auparavant, un décompte provisoire issu des données d’état civil, permettant de rendre compte d’un excès de mortalité.

Des marges d’amélioration existent encore, concernant par exemple la certification électronique des décès dont le laboratoire CEPI-DC de l’INSERM rappelle régulièrement qu’elle reste sous-utilisée.

Cette meilleure circulation des données pourrait à l’avenir avoir des conséquences positives, notamment sur une gestion des lits au niveau régional. Plusieurs initiatives individuelles ont ainsi éclos sur le territoire pour visualiser, dans une zone géographique donnée, le nombre de lits libres en temps réel.

A suivre, dans le « monde d’après ».

G.P.

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