Direct 6 avril : l'ANSM dit non à l'ivermectine | Vaccin : la sous-traitance arrive en France

Cette veille quotidienne vous permet de retrouver rapidement certaines des informations brèves concernant l’épidémie actuelle. Retrouvez tous nos articles sur la Covid-19

14 h 30 - L’ASNM refuse la RTU de l’ivermectine dans la Covid-19

Après l'Agence européenne du médicament le 22 mars, c'est au tour de l'ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament) de dire non à l'ivermectine. L'agence rapporte : "nous avons reçu une demande de recommandation temporaire d’utilisation (RTU) de l’ivermectine pour la prise en charge de la maladie Covid-19, de la part d’un avocat représentant une association et des professionnels de santé (...) Afin d’évaluer cette demande, nous nous sommes appuyés sur des études, revues et méta-analyses publiées, des recommandations thérapeutiques et positions d’Instances nationales et internationales, ceci en tenant compte des travaux déjà réalisés par le Haut Conseil de la Santé Publique au niveau national". Elle conclut : "l’analyse des données publiées disponibles à ce jour, du fait de leurs limites méthodologiques, ne permet pas d’étayer un bénéfice clinique de l’ivermectine quel que soit son contexte d’utilisation, en traitement curatif ou en prévention de la maladie COVID-19". Elle souligne en outre "le schéma posologique requis pour l’obtention d’un bénéfice clinique contre la COVID-19 reste à déterminer, ce qui implique une incertitude sur sa tolérance en cas de déviation au schéma posologique de l’AMM". Aussi l'ANSM estime ne pas pouvoir trancher sur le "rapport bénéfice/risque favorable de l’ivermectine en traitement curatif ou en prévention de la COVID-19" et donc ne pas pouvoir lui délivrer une RTU.

14 h - La production "massive" de vaccin en France à partir de mercredi

« La France est sur le point de basculer dans une production massive de vaccins » annonce Thierry Breton, le Commissaire européen en charge de la task force Vaccins. Quatre sites industriels de l'hexagone vont ainsi être mobilisés à partir de mercredi pour produire des vaccins Pfizer et Moderna.

13 h - Une centaine de vaccinodromes ouvriront cette semaine

Après avoir raillé les vaccinodromes et promis une campagne de proximité, le Gouvernement annonce l'ouverture de 100 à 200 grands centres de vaccinations dans la semaine, qui pourront vacciner au moins 500 personnes chacun chaque jour. Symbole de ce revirement, le vaccinodrome du stade de France, qui peine, d'ailleurs, à trouver des "preneurs" pour le vaccin Moderna.

12 h - Tempête dans un bénitier

Une messe de Pâques de quatre heures, célébrée en l’église Saint-Eugène-Sainte-Cécile, dans le 9e arrondissement de Paris fait polémique. Elle s’est ainsi tenue sans respect des règles sanitaires (sans masque, sans distanciation, avec communion sur la langue).

10 h - Les personnels hospitaliers très favorables à la vaccination

Selon un sondage IFOP, les professionnels hospitaliers sont très majoritairement favorables à la vaccination contre la covid-19. Ainsi 82% d’entre eux ont l’intention de se faire vacciner ou le sont déjà, contre 65% des Français.

9 h - Blanquer confirme l’ouverture de la vaccination aux personnels de l'éducation à la mi avril

La vaccination contre la Covid-19 des enseignants et personnels éducatifs débutera « probablement vers la mi-avril », d'abord par ceux qui travaillent avec les enfants « en situation de handicap » a déclaré dimanche le ministre de l'Education Jean-Michel Blanquer sur France Inter. « S'agissant des professeurs, notre objectif c'est que ce soit dans le courant du mois d'avril selon des règles de priorité que nous travaillons actuellement » a poursuivi le ministre.

8 h – Un point de situation en France

Selon les dernières données publiées hier soir par Santé publique France, on dénombre :

- 4 833 263 personnes positives pour le SARS-Cov-2 depuis le 1er mars 2020 (10 793 hier, 278 580 ces 7 derniers jours vs 256 288 les 7 jours précédents) ;
- Un taux de positivité de 7,7 % (vs 8,2 % le 23 mars)
- 29 907 personnes hospitalisées pour Covid-19 (solde de + 1 585 ces 7 derniers jours vs + 1 834 les 7 jours précédents, 1 219 admis ces dernières 24 h)
- 5 433 personnes en réanimation (solde de + 454 ces 7 derniers jours vs + 426 les 7 jours précédents, 284 entrées en 24 h);
- 96 875 personnes décédées depuis le 1er mars 2020 (dont 1 892 ces 7 derniers jours vs 2 335 les 7 jours précédents).

7 h – Un point de situation dans le monde

Selon les données de l'université John Hopkins de Baltimore 131 843 435 cas de Covid-19 ont été identifiés dans le monde (vs 127 720 218 le 30 mars 2021) et 2 861 677 décès (vs 2 794 174 le 30 mars). Les trois pays qui ont identifié et déclaré le plus de cas sont les Etats-Unis (30 785 415 vs 30 362 164 le 30 mars), le Brésil (13 013 601 vs 12 573 615 le 30 mars) et l'Inde (12 686 049 vs 12 095 855  le 30 mars).  Les trois pays qui comptent le plus grand nombre de morts sont les Etats-Unis (555 615 vs 550 071 décès le 30 mars), le Brésil (332 752 vs 313 866 le 30 mars) et le Mexique (204 399 vs 201 832 décès le 30 mars).

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Vos réactions (3)

  • On est jamais trop prudent

    Le 06 avril 2021

    L'ASM, dont le nom est paru récemment dans la chronique judiciaire, est bien prudente, la pôvre.
    Pas d'ivermectine pour Miss Blandish (les vieillards apprécieront). Soit, encore qu'on m'a raconté tout et encore d'avantage sur son innocuité. Mais la chère agence prudente a pensé à tout. qui souligne en outre que "le schéma posologique requis pour l’obtention d’un bénéfice clinique contre la COVID-19 reste à déterminer, ce qui implique une incertitude sur sa tolérance en cas de déviation au schéma posologique de l’AMM".

    C'est vrai que si on posologise 100 comprimés, ça peut être sérieux, pas vrai. Probablement qu'à 100 comprimés, QT s'allonge, les visages aussi, d'angoisse, que la courageuse décision de l'ASM nous épargnera.

    Cette belle prudence honore cette institution, prudence qu'elle sait surmonter quand un anticorps spécifique montre le bout du nez. C'est alors la ruée, l'autorisation dans l'heure, au milieu des frétillements des spécialistes de la spécialité, qui attendent la prouesse pharmaceutique comme le messie.

    Dr Gilles Bouquerel

  • On n’est jamais trop...

    Le 07 avril 2021

    ...réactif ? Peut-être que si, cher confrère (Dr Bouquerel).
    En prenant un peu plus de temps, on est plus clair : ANSM (non ASM) et puis, quoi ? Le bout du nez d’un... anticorps spécifique ? De quoi qu’on cause là ? Comprends pas. Des tests ? Ce ne sont pas des médicaments, donc non validés par l‘ANSM, mais par la HAS... On ne sait pas qui frétille le plus ... ici de défendre cette molécule antiparasitaire (après la nivaquine, l’ivermectine, décidément !) à l’instar de Nicolas Dupont-Aignan, François Asselineau ou encore Florian Philippot.
    Molécule que les afficionados préfèrent prendre plutôt que rien, même lorsqu’ils sont contacts, alors que l’immense majorité des personnes ne déclenchent rien du tout. Primum non nocere,
    non ?

    Dr Blandine Courtot

  • Merci (au Dr Blandine Courtot)

    Le 08 avril 2021

    Je parlais des viensdesortirumab, accueillis sous les vivas. L'ivermectine serait donc d'extrême droite, donc votre serviteur de même, et les anticorps monoclonaux de gauche, comme peut être vous même ? Le mal/le bien, tout s'éclaire.
    Je pense simplement que les traitements fonctionnent ou ne fonctionnent pas. J'ignore absolument si l'ivermectine faut partie de ceux qui fonctionnent. Mais sa considération par les grandes agences régulatrices est voisine de zéro.
    Merci pour vos rectifications acronymiques ou sémantiques ainsi que vos leçons politiques, administratives et déontologiques. Les anticorps monoclonaux récents ont reçu une autorisation d'utilisation temporaire de l'ANSM pour les covid non compliqués avec facteurs de risques comme prévention des formes graves et mortelles. Je dois toute ma science à un article de ce journal (Deux cocktails d’anticorps monoclonaux complètent l’arsenal thérapeutique accessible en France) que vous pourrez lire. On a peu de recul sur ces traitements et leurs effets, donc le primum non nocere me semble avoit été rangé prudemment en haut de l'armoire. Évidemment que ça frétille, le ministre lui même en était tout bouleversé.
    Ah, me dites vous, essais randomisés... Bien entendu, vu les bénéfices escomptés, c'est le ticket d'entrée. L'ivermectine n'aura jamais cette chance, qui miserait un sou sur elle quand il en récoltera zéro ?

    Dr Gilles Bouquerel

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