L’USPO s’inquiète de l’avenir des génériques

Paris, le mardi 21 janvier 2020 – Depuis le 1er janvier un patient qui refuse un générique « sans motif médical valable » n’est remboursé que sur la base du prix du générique le plus cher de son groupe. Les fabricants de médicaments génériques et les officinaux s'étaient opposés à cette disposition, affirmant que les laboratoires à l’origine des médicaments princeps allaient avoir tendance à aligner leurs prix, limitant l’attractivité du secteur.

Depuis début janvier, leurs inquiétudes se confirment. Ainsi ces dernières semaines, plusieurs laboratoires ont annoncé l’alignement des prix de leurs médicaments princeps sur ceux des génériques correspondants.

Pour l’USPO (Union des syndicats de pharmaciens d’officines), ces décisions visent à « tuer le générique ».

Aussi, le syndicat a alerté le Comité économique des produits de santé (CEPS), le ministère de la Santé, l'assurance-maladie, le GEMME et le LEEM pour souligner les dangers de valider de telles pratiques industrielles qui remettent, selon lui, en question la politique du générique. « Le CEPS s'est précipité pour répondre favorablement à la demande de ces deux laboratoires, il ne nous laisse pas même un délai d'écoulement des stocks puisque sa décision entre en application au 1er février. C'est détestable ! À quoi cela sert-il que la ministre mette en place un article de loi afin de mieux encadrer le non substituable pour que ses services fassent tout pour le contourner » s’insurge Gilles Bonnefond auprès du Quotidien du pharmacien.

En outre il s'offusque que « les patients soient clairement incités à demander le princeps à leur médecin et leur pharmacien. Ces laboratoires sont en train d'opposer les patients aux professions de santé, ce sont les ennemis du réseau pharmaceutique ».

X.B.

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Vos réactions (1)

  • Sans voix

    Le 23 janvier 2020

    Question à la CPAM: Si le générique est au même prix que le princeps, le pharmacien peut il délivrer ce dernier?
    Réponse: non
    Question: pourquoi?
    Réponse sublime: il s'agit d'une dynamique générique et non pas mathématique...
    On reste sans voix.

    Dr Daniel Muller

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